
Accordéon
Accordéon : anches et soufflet, diatonique ou chromatique, clavier piano ou boutons, basses standard, son musette et grandes dates depuis 1829.

Les instruments à vent, ou aérophones, produisent leur son grâce aux vibrations d’une colonne d’air. Le souffle vient le plus souvent du musicien, mais il peut aussi être fourni par un mécanisme, comme le soufflet de l’accordéon. La famille réunit la flûte traversière et la flûte à bec, la clarinette et le saxophone, la trompette et le trombone, ainsi que deux instruments à anches libres, l’harmonica et l’accordéon.
Tout part d’un tuyau, ou résonateur, dont l’air est mis en vibration à l’embouchure, selon cinq mécanismes. Dans les flûtes, le souffle se brise sur un biseau. La clarinette et le saxophone font vibrer une anche simple fixée sur un bec, le hautbois et le basson une anche double. Dans les cuivres, ce sont les lèvres du musicien, appuyées dans une embouchure en forme de cuvette, qui vibrent. L’harmonica et l’accordéon, enfin, utilisent des anches libres, de fines lamelles fixées au-dessus d’une fente qui vibrent au passage de l’air.
La hauteur de la note dépend de la longueur du tuyau. Pour la changer, les bois ouvrent ou ferment des trous latéraux, la trompette ajoute des longueurs de tube grâce à ses pistons et le trombone allonge ou raccourcit sa coulisse. Presque tous y ajoutent le changement de registre par le souffle : le musicien fait sonner une autre harmonique sans modifier la longueur du tube.
La distinction entre bois et cuivres repose sur la façon de produire le son, pas sur le matériau. Le saxophone, tout en métal, est un bois parce qu’il utilise une anche ; la flûte traversière, en métal elle aussi, est un bois parce qu’elle fonctionne par biseau. À l’inverse, le serpent, en bois, est classé parmi les cuivres, car ce sont les lèvres qui lancent la vibration.
Chez les bois, la clarinette se distingue par sa perce quasi cylindrique, contrairement au hautbois et au saxophone, ce qui la fait passer à la douzième quand elle change de registre. La flûte à bec canalise l’air dans un conduit jusqu’au biseau et se joue avec sept trous pour les doigts et un trou pour le pouce. Chez les cuivres, la trompette change de note avec ses pistons et le trombone avec une coulisse à sept positions, chacune abaissant le son d’un demi-ton.
Les anches libres forment un groupe à part. L’harmonica diatonique à dix trous, surnommé blues harp, compte vingt anches et joue dans une seule tonalité ; le modèle chromatique ajoute une tirette qui donne accès à toutes les notes. L’accordéon fait vibrer ses anches grâce à un soufflet : la main droite joue sur un clavier de type piano ou sur des boutons, la main gauche sur des basses et des accords préparés, par exemple selon le système Stradella.
La flûte à bec est devenue un instrument d’amateur et d’enseignement très répandu, avec des modèles d’étude en plastique moulé. L’harmonica diatonique se choisit dans la tonalité des morceaux visés, tandis que l’accordéon impose de trancher d’emblée entre clavier piano et boutons.
Pour la clarinette et le saxophone, il faut savoir qu’il s’agit d’instruments transpositeurs : la note écrite diffère de la note entendue. La clarinette la plus courante est en si bémol, les saxophones alto et baryton en mi bémol, le soprano et le ténor en si bémol. L’accordeur en ligne aide à vérifier la justesse, et le guide Gamme majeure et gamme mineure fournit les premières gammes à travailler.
Parce que la classification dépend du mode de production du son, pas du matériau. Le saxophone fait vibrer une anche simple, comme la clarinette, ce qui le range parmi les bois.
Les bois produisent le son par un biseau ou par une anche. Les cuivres le produisent par la vibration des lèvres dans une embouchure et changent de note grâce à des pistons ou à une coulisse.
Le facteur belge Adolphe Sax (1814-1894). Il construit à Paris en 1842 un premier saxophone, un baryton en fa, et obtient son brevet le 28 juin 1846.
Le diatonique à dix trous est conçu pour une seule tonalité ; c’est l’harmonica du blues, où les notes infléchies, les bends, sont essentielles. Le chromatique, muni d’une tirette, donne accès à toutes les notes et joue dans toutes les tonalités.

Accordéon : anches et soufflet, diatonique ou chromatique, clavier piano ou boutons, basses standard, son musette et grandes dates depuis 1829.

Flûte traversière : production du son, système Boehm, piccolo et flûte en sol, conseils pour choisir sa première flûte, débuter et bien l’entretenir.

Flûte à bec : principe du conduit et du biseau, tailles de soprano à contrebasse, doigté baroque ou allemand, usage scolaire, choix et entretien.

Harmonica : fonctionnement des anches libres, diatonique Richter, chromatique ou trémolo, choix de la tonalité, techniques de bend et entretien.

Clarinette : fonctionnement de l’anche simple et des registres, histoire depuis Denner, clarinettes en si bémol, en la ou en mi bémol, choix et entretien.

Saxophone : invention d’Adolphe Sax, fonctionnement de l’anche simple, soprano, alto, ténor ou baryton, conseils pour débuter et grands saxophonistes.

Trompette : fonctionnement des pistons, histoire de la trompette naturelle au jazz, modèles en si bémol, en ut ou piccolo, choix et entretien pour débuter.

Trombone : fonctionnement de la coulisse et des sept positions, histoire depuis la saqueboute, modèles ténor, basse ou alto et conseils pour débuter.