
Orgue électronique
Orgue électronique : orgue Hammond et roues phoniques, combo organs Vox et Farfisa, orgues numériques, fonctionnement, histoire et conseils pour choisir.

Synthés, pianos numériques, workstations…
La famille des claviers rassemble les instruments que l’on joue au moyen d’une rangée de touches : piano acoustique, piano numérique, orgue, synthétiseur, clavier arrangeur et clavier maître MIDI. Le clavier désigne une manière de jouer, pas une manière de produire le son : derrière les mêmes touches noires et blanches travaillent des cordes frappées, des tuyaux, des roues phoniques ou des circuits électroniques.
Dans un piano, chaque touche actionne un marteau qui frappe les cordes puis s’en écarte aussitôt ; quand la touche remonte, un étouffoir en feutre arrête la vibration. Le clavier standard compte 88 touches, 52 blanches et 36 noires, soit un peu plus de sept octaves. La pédale de droite prolonge le son et augmente la résonance, celle de gauche l’adoucit.
Les instruments électriques et électroniques remplacent la corde par un générateur. Jusqu’en 1975, l’orgue Hammond faisait tourner des roues phoniques devant des capteurs électromagnétiques, et ses tirettes dosent chaque harmonique comme les faders d’une console. Le synthétiseur soustractif part d’oscillateurs aux formes d’onde riches, puis les sculpte avec des filtres et des enveloppes (attaque, déclin, maintien, relâchement). Le piano numérique rejoue des échantillons, souvent enregistrés sur des pianos à queue haut de gamme, ou calcule le son par modélisation.
Le piano numérique vise à remplacer le piano acoustique : 88 touches lestées et sensibles à la vélocité, aucun accord à refaire, une sortie casque. Le synthétiseur sert d’abord à façonner ses propres timbres. Le clavier arrangeur fonctionne comme un orchestre d’accompagnement : la main gauche plaque les accords, la machine déclenche une section rythmique qui les suit, et la main droite joue la mélodie.
Le clavier maître MIDI ne produit aucun son : il envoie des messages MIDI (hauteur, vélocité, durée des notes) à un ordinateur ou à un module qui génère le timbre. L’orgue électronique demande un toucher léger ; certains claviers adoptent des touches plates, dites waterfall, conçues pour les glissés d’orgue.
Pour apprendre le piano, a fortiori pour un enfant, la règle tient en une ligne : 88 touches lestées, avec une mécanique à marteaux qui reproduit l’inertie d’un piano acoustique et un toucher gradué, plus lourd dans les graves. Le toucher semi-lesté, à ressort, reste insuffisant pour un travail pianistique sérieux. En appartement, le piano numérique s’impose presque toujours, notamment grâce au casque.
Un adulte qui veut surtout jouer de la variété peut se contenter de 61 touches dynamiques, le format courant des arrangeurs et des synthés ; les modèles à 73 ou 76 touches couvrent l’essentiel de la pop et du jazz. Côté polyphonie, 64 voix suffisent sans pédale et 128 voix offrent une marge confortable. Il faut enfin prévoir une pédale de sustain, une banquette réglable et un casque fermé, puis travailler avec le métronome en ligne et les bases de la lecture de partition.
Un piano standard compte 88 touches, 52 blanches et 36 noires, sur un peu plus de sept octaves. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les claviers n’en comptaient que 54 à 60.
Le piano numérique imite le toucher et le son du piano acoustique avec 88 touches lestées et sensibles à la vélocité. Un instrument doté de moins de touches, de touches non lestées ou insensibles à la vélocité est généralement appelé clavier.
Non. Il transmet des informations de jeu (notes, vélocité, durée) à un ordinateur ou à un module sonore, qui fabrique le son. La norme MIDI elle-même ne transporte aucun signal audio.
Bartolomeo Cristofori, à Florence, vers 1700. En 1711, Scipione Maffei décrit son « gravecembalo col piano e forte », un clavecin capable de jouer doux et fort.

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