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Artiste solo

Édith Piaf

Édith Piaf, voix de la chanson réaliste : débuts en 1935, La Vie en rose, Hymne à l’amour, Milord, l’Olympia, Carnegie Hall et artistes qu’elle a lancés.

  • PaysFrance
  • Activité1935–1963
  • GenresChanson française

Édith Piaf, née Édith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris et morte le 10 octobre 1963 à Grasse, est la grande voix de la chanson réaliste française. Interprète de « La Vie en rose », de « Hymne à l’amour » et de « Non, je ne regrette rien », elle a aussi écrit les paroles de nombre de ses succès et lancé plusieurs artistes majeurs de l’après-guerre.

Biographie : de la Môme Piaf à Édith Piaf

À l’automne 1935, le directeur de cabaret Louis Leplée la découvre et l’engage au Gerny’s, sur les Champs-Élysées. C’est lui qui la baptise « la Môme Piaf ». Son premier disque, « Les Mômes de la cloche », paraît chez Polydor. Elle fait aussi une courte apparition au cinéma dans La Garçonne (1935).

Raymond Asso prend ensuite sa carrière en main : il transforme « la Môme Piaf » en « Édith Piaf » et lui fait chanter des textes inspirés de son passé dans la rue. « Mon légionnaire » lui vaut un premier succès sur la scène de l’ABC, music-hall parisien où elle fait ses débuts.

Carrière : les dates clés

  • 1940 : « L’Accordéoniste » ; elle joue au théâtre Le Bel Indifférent, pièce en un acte écrite pour elle par Jean Cocteau.
  • 1945 : elle écrit les paroles de « La Vie en rose », sur une musique du pianiste Louiguy ; la chanson est enregistrée en 1947.
  • 1946 : « Les Trois Cloches », chanson de Jean Villard enregistrée avec les Compagnons de la chanson ; elle tourne aussi dans Étoile sans lumière de Marcel Blistène.
  • 1950 : enregistrement de « Hymne à l’amour » en mai, sur ses paroles et une musique de Marguerite Monnot.
  • 1955-1962 : plusieurs séries de concerts à l’Olympia, de janvier 1955 à octobre 1962.
  • 1956-1957 : deux concerts au Carnegie Hall de New York ; elle participe à huit reprises au Ed Sullivan Show.
  • 1959 : « Milord », sur un texte de Georges Moustaki.
  • 1961 : à la demande de Bruno Coquatrix, une série de récitals aide l’Olympia à surmonter ses difficultés financières ; elle y crée « Non, je ne regrette rien ».

Style : la chanson réaliste

Le répertoire d’Édith Piaf appartient à la chanson réaliste, avec des ballades dramatiques héritées du cabaret. Sur scène, sa robe noire devient sa marque distinctive. Elle a signé elle-même les paroles de 87 chansons, de « Il y a des amours » (1940) à « Le Chant d’amour » (1963).

Sa collaboratrice la plus fidèle est la pianiste et compositrice Marguerite Monnot, autrice des musiques de « Hymne à l’amour », « Milord » et « Les Amants d’un jour ». « Non, je ne regrette rien » est composée par Charles Dumont sur des paroles de Michel Vaucaire.

Discographie : les enregistrements essentiels

Ayant débuté à l’époque du 78 tours, Édith Piaf s’écoute surtout à travers ses chansons, réunies depuis dans de nombreuses compilations. Repères principaux :

  • « L’Accordéoniste » (1940)
  • « Les Trois Cloches », avec les Compagnons de la chanson (1946)
  • « La Vie en rose » (enregistrée en 1947)
  • « Hymne à l’amour » (1950)
  • « Padam, padam… » (1951)
  • « La Foule » (1957)
  • « Milord » (1959)
  • « Non, je ne regrette rien » (1960)

Les titres phares

« La Vie en rose » reste sa chanson signature : elle est entrée au Grammy Hall of Fame en 1998. Dans les années 1950 se succèdent « Hymne à l’amour », « Padam, padam… » (1951), « La Foule » (1957) et « Milord » (1959). « Non, je ne regrette rien », enregistrée en 1960, est créée sur scène à l’Olympia en 1961, lors de la série de concerts qui aide la salle à se redresser.

Scène et découvertes

Édith Piaf a joué un rôle de passeuse. Elle introduit Yves Montand, rencontré en 1944, dans le métier, accompagne les débuts des Compagnons de la chanson en 1946 et emmène Charles Aznavour en tournée et enregistre plusieurs de ses chansons. Elle soutient aussi Georges Moustaki, prend en main la carrière de son pianiste Gilbert Bécaud et offre en 1950 au musicien Atahualpa Yupanqui l’occasion de jouer à Paris.

Héritage

Après sa mort, son œuvre continue de circuler : Polydor publie des enregistrements en 1993, cinq chansons inconnues et dix-sept versions inédites sont identifiées en 2003, et le manuscrit de « La Vie en rose » est vendu aux enchères en 2017. En 2007, le film biographique d’Olivier Dahan vaut à Marion Cotillard, qui l’incarne, l’Oscar de la meilleure actrice.

Questions fréquentes

Quel était le vrai nom d’Édith Piaf ?

Elle est née Édith Giovanna Gassion, le 19 décembre 1915 à Paris. Le surnom de « Môme Piaf » lui a été donné par Louis Leplée en 1935.

Qui a écrit « La Vie en rose » ?

Édith Piaf en a écrit les paroles en 1945, sur une musique de Louiguy. Elle l’a enregistrée en 1947.

Qui a composé « Non, je ne regrette rien » ?

La musique est de Charles Dumont et le texte de Michel Vaucaire. Piaf l’a créée sur scène lors de ses concerts de 1961 à l’Olympia.

Quels artistes Édith Piaf a-t-elle lancés ?

Elle a accompagné les débuts d’Yves Montand, des Compagnons de la chanson et de Charles Aznavour, et soutenu Georges Moustaki et Gilbert Bécaud.

Écouter

Pages officielles

Sources

  1. fr.wikipedia.org/wiki/Édith_Piaf
  2. en.wikipedia.org/wiki/Édith_Piaf
  3. deezer.com/fr/artist/2908