

Tout commence
à l’école
par Didier Van Moere
Juin 2007
Une
ministre de la Culture vient d’être nommée dans le nouveau
gouvernement
français.
Le bruit avait couru, pourtant, d’un éventuel regroupement des
ministères de l’Education et de la Culture, qui avait suscité
les plus vives inquiétudes, pour le patrimoine, pour le spectacle vivant,
pour la création.
Créé en 1959 par le général de Gaulle, le ministère
de la Culture ne disparaîtra donc pas. La culture est traditionnellement,
en France, une affaire d’Etat: rois, empereurs ou présidents
ont tous tenu à entrer dans l’histoire à travers au moins
un grand geste culturel. La musique, du coup, est elle aussi une affaire d’Etat,
ne serait-ce qu’à travers l’éducation artistique.
Là est l’enjeu. Tout commence à l’école,
où se forment les publics de demain. A l’heure où les
salles de concert prolifèrent, en particulier à Paris, l’éducation
musicale doit, plus que jamais, jouer son rôle, notamment dans l’initiation
à la musique d’aujourd’hui, pour accompagner la création.
Qu’il y ait un ou deux ministères importe peu, pourvu que musique
et éducation soient liées, que la première ne soit pas
la parente pauvre de la seconde.
Cela passe aussi par la télévision publique, qui a des obligations
en la matière et devrait multiplier les émissions musicales
à l’heure de grande écoute. La Déclaration universelle
des droits de l’homme ne dit-elle pas que «toute personne a le
droit de jouir des arts»? Que le droit à la musique soit plus
que jamais reconnu, que la France devienne, redevienne ou reste une nation
musicienne à l’instar d’autres pays du monde, voilà
tout ce que souhaite notre PMI.
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Le dernier Edito d'Anne Rodet
Bienvenue, Monsieur le président

Comme vous le savez,
j'avais décidé, en acceptant d'assurer la présidence
par intérim de la Presse musicale internationale il y a quelques mois,
de ne pas me présenter par la suite à vos suffrages. C'est pourquoi
je suis heureuse que Didier van Moere soit le nouveau président de
notre association, et je suis sûre qu'il aura coeur de continuer à
faire de la PMI un lieu vivant d'échanges et de débats. Si je
suis membre de longue date de la PMI, c'est en exerçant pendant quelque
temps la fonction de présidente que j'ai mesuré à quelle
point notre force de conviction et notre impact tenaient à la richesse
de nos personnalités, à la féconde diversité de
nos points de vue, à la tolérance qui anime nos débats;
inversement, c'est de notre considération dans le milieu musical que
procède l'ouverture dont nous faisons preuve. Mieux connus et mieux
reconnus, nous avons gagné une confiance en nous, je n'ose dire une
sagesse, qui exerce à son tour un pouvoir d'entraînement dont
l'arrivée de nouveaux membres, d'âges et d'horizons très
divers, est le signe.
Si vous me permettez d'employer un terme un peu savant, je dirai qu'il règne au sein de notre association une synergie, cette vertu qui fait que le tout vaut plus que la somme des parties. Une association comme la nôtre est en effet non pas une juxtaposition d'individus mais une communauté de pensée. J'ai observé en effet que chacun d'entre nous voulait non seulement donner le meilleur de lui-même mais se dépasser, afin que notre association soit vraiment l'endroit où l'amitié se confond avec le plaisir des connaissances partagées.
Nous avons rajeuni notre association. Nous lui avons donné un dynamisme qu'il faut toujours entretenir. Nous avons organisé de nombreux déjeuners débats qui nous ont permis d'accueillir de nombreuses personnalités de notre milieu (chefs d'orchestre, metteurs en scène, directeurs de théâtres et de festivals). Nous avons mis au point un nouveau site qui a donné à la PMI sa vraie dimension internationale et nous permet de garder le lien avec nos amis des antipodes.. La Presse musicale internationale, en s'appuyant sur l'acquis des années précédente, a pris un nouvel envol et notre ami Didier, j'en suis convaincue, en sera désormais le pilote audacieux et enthousiaste.
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