Jitka de Préval
directrice du Centre culturel tchèque
Très vite après l’ouverture du Centre culturel tchèque dont nous fêtons cette année le 10e anniversaire, le nom de Guy Erismann apparaît sur les programmes.
Au début, comme la salle polyvalente n’avait pas de piano, les concerts étaient rares. Mais à la fin de l’année 2000, le nouveau directeur, Michael Wellner Pospisil, débarqua avec un
Bohemia dans ses bagages : une vraie saison musicale commença alors à se dessiner. La nouvelle équipe, entourée du conseiller hors pair qu’était Guy Erismann, et de musiciens français de haut niveau motivés et tchécophiles, proposa alors des cycles musicaux consacrés à des compositeurs tchèques en coopération avec des musiciens invités.
L’ensemble Calliopée, sous la direction de Karine Lethiec, le compositeur Krystof Maratka, le Trio des Iscles (actuellement Trio Dumky), la flûtiste Clara Novakova, la claveciniste Zdenka Ostadalova, la pianiste Hana Robotkova, le violoniste Petr Ruzicka et d’autres musiciens amis de Guy Erismann s’intégrèrent petit à petit dans la saison musicale. Les concerts qu’il présentait attirèrent d’emblée beaucoup de monde.
En automne 2001, son livre « ;
La musique dans les pays tchèques » ; paraissait aux éditions Fayard. Le Centre en fit la présentation au cours d’un concert surprise en présence de nombreuses personnalités du monde musical français.
En 2002 « ;
Bohemia Magica » ; fut l’occasion exceptionnelle de présenter la musique tchèque en France, grâce à divers cycles et à des ateliers-concerts. Guy, toujours présent, devint alors un collaborateur encore plus proche.
Au début de la saison 2003/2004, il fut décidé de baptiser la nouvelle salle de concerts du Centre. Guy plaida en faveur de Janacek, » ; un compositeur qui est le symbole même de la vie et de la jeunesse » ; écrivait-il, « ; compositeur qui, par son rôle d’animateur, de pédagogue, comme par ses œuvres, nous a appris comment conjuguer la dynamique de la tradition et celle du progrès. La fidélité à l’ancrage national tout autant qu’à la recherche de la nouveauté […] avec le souci permanent de la vérité » ;.
Les musiciens qui venaient jouer au Centre tchèque souhaitaient toujours la présence de Guy à leurs concerts, car lui seul savait comprendre un compositeur et en transmettre le message de façon aussi simple, limpide et enthousiaste. Ce qu’il fit jusqu’à son dernier souffle...
Les images et les souvenirs qui nous restent sont très forts. La salle Janacek, est aussi la salle Guy Erismann.
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